Posted by artificier
octobre 9th, 2008
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August Burn Red : Messagers du Deathcore
Résumer August Burns Red (ABR) à un simple groupe de metalcore chrétien serait une grosse erreur.
En effet, leur style de jeu musical s’apparente plutôt à un mélange de metalcore pour les mélodies qui s’envolent à une vitesse hallucinante mais également à du death metal pour les riffs extrêmes. Tout ça pour en venir à une conclusion : August Burns Red fait partie de cette superbe catégorie de musique qu’est le Deathcore car en plus de mélanger les styles précédemment cités, l’utilisation du break down en fait les piliers d’une des plus belles musique extrême.
Arrêtons la technique et plongeons-nous dans la discographie du groupe : un EP et deux albums à leur actif. Je ne m’attarderais pas sur les deux premiers opus (Look Fragile After All et Thrill Seeker) qui, après écoute, permettent de comprendre comment leur dernier album « Messengers » est devenu un album majeur du Deathcore pour ma part.
Messengers est un album d’une puissance inestimable : rythmiquement, mélodiquement et idéologiquement. Le changement de rythme est une de leur valeur sûre qui permet de transporter l’auditeur dans des univers complétement différents. Il faut saluer ici le travail extraordinaire de Matt Greiner (Batteur) qui maitrise indiscutablement son set (la China fait un malheur sur les breakdown). Niveau guitares et basses, même niveau. Les notes filent à la vitesse de la lumière tout en évitant la masturbation musicale telle que les duels de solo (insupportables la plupart du temps). Quand au chant, le groupe a changé 4 fois de leader en 5 ans, alors écoutez ce message et gardez Jake Luhrs ! Ce mec est fait pour ce groupe! Ne vous attendez pas à un chant ou une justesse, non. Ici, il est question de puissance de cri, de gestion du souffle, de passages en chœur (peu nombreux) et paroles pleines de vérité.
Les paroles, nous y voilà. Là où la plupart de la musique actuelle (quel que soit le style) ne cherche qu’à faire danser, voir émouvoir par la mélodie et le chant, August Burns Red apporte une expérience, un jugement et des conseils à tous ceux qui prendront la peine de se pencher dans cet amas de rage et de peur. Alors, certes, le groupe est référencé comme chrétien (ils font une prière avant chaque concert, quelques paroles font référence à Dieu) mais la plupart des morceaux de Messengers parlent de sujets actuels ou intemporels : l’égoïsme (Truth of a Liar), l’entraide communautaire lors de catastrophes (Up against Ropes), la mise en garde face au danger d’abandon à une croyance ou une secte (The blinding light), etc. Le groupe s’ose même à un brûlot sur l’Amérique (An american dream).
Il y a une chose que vous oubliez, le live. En effet, la scène est le seul endroit où l’on peut voir le véritable artiste briller ou bien sombrer. Et là encore, la claque est radicale (voir le clip de Back Burner). On a l’impression que le groupe joue en playback tellement le son est aussi pur que sur le CD et que les fausses notes n’existent pas. La violence est même doublée. Que ça peut faire un bien fou de se retrouver avec des gens qui aiment la même musique que vous, savoir que vous n’êtes pas seul à trouver un exutoire dans cette musique vite analysée et rejetée par le commun des mortels. Et je ne vous cache pas, que le défouloir est garanti : le pogo est vite oublié (désolé pour les métaleux) et laisse ici place à du 2 step, du mosh et tout ce qui fait parti du hardcore dancing. Pour les intéressés, je les ai vu en mai dernier et je les verrais le 31 octobre prochain à la Boule noire. See you there !
Pour finir, je vous laisse avec le clip de Composure, un de mes morceaux préférés, le clip permet de comprendre le sujet, celui d’un homme perdu, qui s’enfonce petit à petit dans ses mauvais choix. Le message est clair : ne jamais perdre espoir et ne pas hésiter à faire table rase sur le passé pour mener à bien sa vie.
Tellement de musiques écoutées pour trouver un des groupes qui me marquera à jamais. Chaque mot, chaque note, révèle un passage de ma vie : passé, présent et futur.
Je finirais sur une citation de la chanson Composure :
Life can be overwhelming, but don’t turn your back on the strongest crutch you’ve ever had.
Mots-clefs :august burns red, critique, deathcore, hardcore, messenger, messengers, metalcore
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